Archive for mai, 2009
Les régies publicitaires : Editeurs ou annonceurs ?
Nous travaillons dans le web depuis plus de 10 ans. Nous avons bosser sur tout type de sites : e-commerce, portail, communautaire… Certains modèles web ont plus besoin que d’autres de revenus pub pour vivre. Les régies deviennent rapidement incontournables quand le trafic d’un site tourne autour des 500 000 visites par mois et 2 à 3 millions de pages vues.
Incontournables pourquoi ?
Les régies ont une armée de commerciaux et sont en contact directe avec les grosses agences de pub qui font le marché. C’est un gain de temps énorme. Trouver par soi-même les contacts agences s’avère plus que difficile.
Partant de ce constat, nous nous sommes rapprochés il y a 3 ans d’une grande régie parisienne. Discours très pro, la confiance s’installe et les premières campagnes arrivent sur notre portail. Au bout de 2 mois, le cpm ne décolle pas… 0,20 euros ! Avec à l’époque 2 000 000 de PV, faites le calcul… 400 euros par mois !! une misère… La régie nous dit alors : “ne vous inquiétez pas, c’est normal, on pénètre les agences avec votre portail, les tarifs sont bas au début, ce sont des tests, d’ici 2 mois le cpm sera beaucoup plus élevé. 2 mois plus tard, le cpm double ! Fantastique, nous sommes à 0,40 euros
C’est toujours la misère…
Cerise sur le gâteau, un matin, je me connecte sur notre portail et je vois une pub en mega ban sur toutes les pages. Et quelle pub ! Un concurrent se pavane sur notre site
Ce fut la goutte de trop. Dehors la régie.
Nous nous sommes donc tournés vers une nouvelle régie. Discours très pro, rassurant, la confiance s’installe rapidement. J’avoue que tout se passe bien avec cette régie, enfin à 95%. Elle nous livre uniquement des campagne dans notre thématique . Le cpm est bon. Le seul point qui m’énerve profondément est la découverte des campagnes au moment de la mise en ligne… impossible d’obtenir des éléments graphiques avant. Alors on découvre au dernier moment les bannières des annonceurs et souvent les formats. On se retrouve parfois avec des campagnes hyper intrusives (flash transparent au dessus de notre barre de nav ou au dessus de notre panier). Ah ! sur ce genre de campagne les taux de clic sont énormes me disent-ils. Ben oui, quand on a un gros flash qui cache l’écran et que la croix pour fermer le flash redirige en fait vers le site de l’annonceur… le taux de clic s’envole.
Bref, les régies sont-elles du côté des éditeurs ou des annonceurs ? Je dirai ni l’un ni l’autre… Elles trompent les annonceurs sur les stats réelles et considèrent les éditeurs comme des gros panneaux pub vierge, et oublient que les internautes, les clients viennent sur un site non pas pour voir de la pub mais pour acheter ou s’informer.
La dictature de la commission, les commerciaux a l’affût de cash, les multi intermédiaires entre l’annonceur et l’éditeur font que la pub va devenir un fléau pour le web. On observe déjà une baisse des taux d’ouverture des emails commerciaux en France, les taux de clic (les vrai taux) sur les pub baissent aussi régulièrement. Il ne faut pas abolir la pub on line, mais plutôt la repenser et remettre l’internaute au centre du débat. Afficher 10 fois une pub pour EDF lors d’une visite, est-ce que ça a un sens ? Cette pub prendrait une autre dimension si l’internaute choisissait lui même les pub qu’il souhaite voir et à quelle fréquence. Le ciblage serait plus fin, les éditeurs afficheraient moins de pub, les internautes verraient uniquement ce qui les intéressent, et en plus la régie vendrait plus cher la pub. Tout le monde serait gagnant !
Un marchand naïf ?
Extrait du Journaldunet.com :
Brandalley ne s’y attendait pas : les internautes invités à payer au prix qu’ils voulaient 10 000 articles du site marchand n’ont pas - du tout - suivi les prix recommandés…
Les cyberacheteurs ont-ils moins de considération pour les marques qu’ils achètent, ou pour le site où ils font leurs emplettes ? C’est la conclusion qu’en tire Brandalley, qui se désole que 85 % des internautes n’aient payé les articles que 1 ou 2 euros, quel que soit le prix recommandé. “Autant l’avouer : nous sommes heureusement surpris qu’ils n’aient pas été plus nombreux”, confesse le site. Le panier moyen ne s’élève finalement qu’à 13 euros.
A 15 heures mercredi, le site enregistrait 350 000 connexions, 8 500 articles étaient déjà écoulés et 10 000 internautes s’étaient inscrits sur les différents portails du site marchand. Côté notoriété, l’opération est donc un vrai succès. Côté tiroir caisse, la désillusion est apparemment conséquente. Brandalley, qui annonçait l’opération en fanfare depuis deux semaines, a vu le vent tourner en début de semaine, lisant sur les blogs que “quantité de jeunes filles reconnaissaient sans fard qu’elles joueraient ‘les radines’ et invitaient copines et internautes à transformer l’opération en un gigantesque potlach gratuit”.
Regrettant l’”instinct d’appropriation pur et simple” de la majorité des acheteurs, l’e-commerçant loue néanmoins les 15 % restants qui ont payé en moyenne 20 % de moins que le prix recommandé. Une minorité “animée d’une éthique minimale” et de “respect de sa propre image”, s’opposant au “panurgisme de masse” explique Brandalley. Visiblement vacciné, le site conclut que ce “Payez ce que vous voulez” sera le dernier : “répéter l’opération serait rendre un mauvais service aux consommateurs”. Un avis qui on s’en doute ne sera pas partagé par ces derniers.
NDLR : Brandalley naïf ? Nous ne pensons pas, mais très fort en communication. 10 000 produits en fausses Soldes, de nombreux relais média et au final pas mal d’inscription sur le site
Well done !





